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Cas légaux de recours au travail temporaire :
A ce jour (20 avril 2006), le recours au travail temporaire ne peut s'effectuer que pour les onze motifs suivants. Il faut distinguer d'une part 9 motifs relevant de la situation de l'entreprise utilisatrice (le client), et d'autre part 2 motifs relevant de la situation du salarié intérimaire
MOTIFS INHERENTS A LA SITUATION DE L'ENTREPRISE UTILISATRICE
Remplacement d'un salarié :
1) Absence ou suspension temporaire du contrat de travail d'un salarié.
2) Attente de l'entrée en service effective d'un salarié sous C.D.I., appelé à remplacer un salarié dont le contrat a pris fin.
3) Remplacement d'un salarié en cas de départ définitif précédant la suppression définitive de son poste de travail.
Accroissement temporaire d'activités :
4) Accroissement temporaire de l'activité.
5) Tâche occasionnelle précisément définie et non durable.
6) En réponse à une commande exceptionnelle à l'exportation nécessitant la mise en oeuvre de moyens exorbitants.
7) Travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité.
Travaux temporaires par nature :
8) Emplois à caractère saisonnier.
9) Emplois d' ''usage constant'' pour les activités référencées dans lArt. L124-2 du Code du Travail. Par exemple pour les activités denquête et de sondage, ou encore pour le déménagement.
MOTIFS INHERENTS A LA SITUATION DU SALARIE INTERIMAIRE
Lutilisation des nouveaux cas de recours dans le cadre de contrats de travail temporaire dits "classiques" (c'est-à-dire hors cadre des contrats de professionnalisation et des CIPI) suppose, au préalable, un certain nombre de conditions relatives aux modalités de mise en oeuvre du dispositif ainsi quaux publics concernés spécifiques à chaque cas de recours.
1) Assurer un complément de formation professionnelle au salarié
Lobjet poursuivi au travers du cas de recours prévu à larticle L. 124-2-1-1, 2° du code du travail est dassurer une formation permettant laccès et la remise à lemploi des publics visés ci-dessous.
Publics concernés : Larticle 1 de laccord du 7 septembre 2005 énumère un certain nombre de candidats, pour lesquels un complément de formation peut être assuré par lentreprise de travail temporaire et par lentreprise utilisatrice :
- candidats souhaitant développer, compléter ou adapter leurs qualifications lorsque ces dernières ne sont pas ou ne sont plus adaptées aux exigences de leur bassin demploi ;
- candidats âgés dau moins 45 ans souhaitant, maintenir ou élargir leurs compétences professionnelles face aux évolutions de lemploi ou souhaitant réorienter leurs compétences pour répondre aux besoins émergents ou insatisfaits en personnel qualifié ;
- candidates souhaitant exercer un métier traditionnellement réservé aux hommes et candidats souhaitant exercer un métier traditionnellement réservé aux femmes ;
- candidats ayant besoin dune formation pratique complémentaire en entreprise utilisatrice alors quils ont bénéficié, dans le mois qui précède la mission, dun Contrat de Développement Professionnel Intérimaire (CDPI).
Déroulement de la formation :
Le complément de formation est obligatoirement constitué :
- dune part, par la formation assurée et prise en charge, dans le cadre du contrat de mission-formation visé ci-dessous, par lEntreprise de Travail Temporaire, et dont les objectifs sont clairement définis en termes dacquisition de connaissances et de savoir-faire transférables ;
- et dautre part, par la formation à la sécurité visée à larticle L. 231-3-1 du code du travail et, le cas échéant, par la formation dadaptation au poste de travail, lesquelles sont assurées et prises en charge par lentreprise utilisatrice dans le cadre de la mission visée ci-après.
Convention tripartite :
- Lobjet du contrat est laccès ou la remise à lemploi dun candidat grâce à un complément de formation professionnelle par lutilisation du cas de recours « complément de formation ». Le candidat devra donc disposer dun temps de formation suffisant lui permettant de mettre en oeuvre de façon opérationnelle les savoirs quil a acquis.
- Cest pourquoi, préalablement au démarrage des actions, une convention signée entre lEntreprise Utilisatrice (le client), lEntreprise de Travail Temporaire et le salarié intérimaire définit les engagements de chacun pour la mise en oeuvre du cas de recours prévu à larticle L. 124-2-1-1, 2° du code du travail.
2) Faciliter lembauche de personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles
Un salarié intérimaire peut être mis à disposition auprès dune Entreprise Utilisatrice, au titre de larticle L. 124-2-1-1, 1 du code du Travail, lorsque la mission de travail temporaire vise à faciliter laccès à lemploi ou lembauche des personnes rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières.
Publics concernés :
Laccord du 7 septembre 2005 fixe une liste limitative des personnes rencontrant des difficultés sociales et professionnelles :
- demandeurs demploi inscrits à lANPE depuis plus de 12 mois ou, en tout état de cause, des demandeurs demploi de longue durée au sens du régime dassurance chômage ;
- bénéficiaires de lobligation demploi définis à larticle L. 323-3 du code du Travail, dont les travailleurs handicapés ;
- bénéficiaires dallocations telles que le RMI, lASS (allocation de solidarité spécifique), lAPI (allocation de parent isolé) ou tout autre dispositif de même nature, les candidats à un CI-RMA tel que défini aux articles L. 322-4-15 et suivants du code du Travail ;
- jeunes sortis du système éducatif et recherchant, sans succès, depuis plus de 6 mois, une première expérience professionnelle leur permettant un véritable accès à
lemploi quils souhaitent occuper ;
- personnes en recherche demploi âgées dau moins 50 ans, sans qualification ou recherchant un emploi depuis plus de 3 mois ;
- personnes ayant cessé leur activité professionnelle, depuis plus de 6 mois, pour soccuper de leurs enfants ou de leur conjoint ou de leurs ascendants en situation de dépendance ;
- personnes sans emploi ayant travaillé moins de 210 heures au cours des six derniers mois quel quait été le type de contrat ;
- personnes embauchées dans le cadre du contrat dinsertion professionnelle intérimaire (CIPI) défini par laccord national du 8 juillet 2004 relatif à la mise en place de contrats spécifiques dans le cadre de larticle L. 981-4 du code du Travail ;
- personnes agréées par lANPE en vue dune embauche par une entreprise de travail temporaire d'insertion dont lactivité est définie par les articles L. 322-4-16 et L. 322-4-16-2 du code du Travail.
Convention tripartite :
Préalablement au démarrage des actions, une convention signée entre lentreprise utilisatrice, lentreprise de travail temporaire et le salarié intérimaire définit les engagements de chacun pour la mise en oeuvre du cas de recours prévu à larticle L. 124-2-1-1, 1° du code du Travail, dit « personnes rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières ».
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